Jacques Toubon effectue une visite à la prison de Fleury Mérogis

Domaine de compétence de l'institution : Défense des droits des usagers des services publics I

Mots clés : Fleury-Mérogis, Prison, Détenus, Détention

Ce vendredi 10 mai, Jacques Toubon, Défenseur des droits, se rend au centre pénitentiaire de Fleury-Merogis pour visiter plusieurs quartiers de l’établissement. L’occasion de rappeler qu’aujourd’hui, plus de 150 délégués interviennent en milieu pénitentiaire et aident concrètement les détenus à faire respecter leurs droits.

En 2005, Jean-Paul Delevoye, alors Médiateur de la République, émet le souhait que les détenus victimes de dysfonctionnements de l’Administration pénitentiaire puissent rencontrer des délégués afin de les orienter et les aider dans leurs démarches. Ainsi, une convention avec le Ministère de la Justice est signée et le Médiateur dispose de la possibilité, à titre expérimental, de nommer 10 délégués qui tiendront des permanences au sein des établissements pénitentiaires. Au fil des années, leur rôle s’est renforcé et leur présence s’est peu à peu généralisée au sein des prisons.

Chaque personne détenue peut faire appel gratuitement au Défenseur des droits

Aujourd’hui, ce sont 154 délégués du Défenseur des droits qui tiennent des permanences dans 172 prisons à travers la France, soit 90% des établissements pénitentiaires du pays. Grâce à eux, chaque détenu peut faire appel gratuitement au Défenseur des droits en cas de litige avec une administration, s’il s’estime victime de discrimination ou encore s’il rencontre des difficultés à maintenir des liens avec sa famille, etc.

Aider les détenus à comprendre et faire valoir leurs droits durant leur détention

Ainsi, depuis 2005, nos délégués accompagnent les détenus pour toute difficulté à faire respecter leurs droits au sein des établissements pénitentiaires. Ils les écoutent, les informent sur les démarches à effectuer, les orientent vers les bons interlocuteurs, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison, et les aident à constituer un dossier et rechercher une solution amiable. Aujourd’hui, en prison, les saisines du Défenseur des droits portent essentiellement sur des difficultés liées aux transferts (pertes d’effets par exemple), de cantine ou encore d’emploi et de formation.