Asma,

française d’origine étrangère, victime d’un contrôle d’identité discriminatoire

Le compagnon d’Asma lui a demandé de récupérer un courrier adressé à son nom. Il lui a transmis une procuration et son passeport. Cependant, le passeport d’Asma étant périmé depuis trois mois, l’agent d’accueil a refusé de lui délivrer le courrier et lui a demandé de présenter une autre pièce d’identité. 

Asma a alors tenté d’expliquer qu’elle n’avait ni sa carte d’identité ni son permis de conduire sur elle et que, même périmé, son passeport pouvait attester de son identité. Après une vingtaine de minutes à patienter, sous prétexte qu’on recherchait son courrier, à sa grande surprise Asma a vu les forces de police arriver et procéder à une vérification d’identité. Elle a finalement pu récupérer son courrier et a saisi le Défenseur des droits pour ces faits.

L’enquête de l’institution révèle que la société a fait appel, une dizaine de fois en deux ans, aux services de police pour vérifier la pièce d’identité présentée uniquement à l’égard de personnes françaises d’origine étrangère. Le Défenseur des droits a constaté que cette pratique consistant à appeler les forces de police à l’insu de la personne n’était « ni appropriée ni nécessaire » et caractérisait une « discrimination en raison de l’origine ». Le Défenseur des droits a recommandé d’y mettre un terme et a rappelé que la procédure applicable en cas de doute sur la pièce d’identité consiste seulement à exiger une seconde pièce d’identité.

Si vous subissez une telle discrimination, vous pouvez .