Le Défenseur des droits, en toute indépendance

La mort tragique d’un jeune homme la semaine dernière, tué au cours d’une manifestation, m’a conduit à me saisir d’office pour déterminer les conditions de ce décès et évaluer les responsabilités – s’il y en a – des forces de police. Le Défenseur des droits a engagé il y a plus de dix-huit mois une réflexion sur l’usage des armes dites « non létales » par les policiers et gendarmes. Ce travail a fait l’objet d’un rapport rendu public il y a un an et qui contenait des propositions en matière de formation notamment.

Par ailleurs, comme la loi m’y invite, je pense qu’il est essentiel que notre Institution, au titre de la mission de « déontologie des forces de sécurité » s’auto-saisisse quand il y a mort d’homme, blessure grave ou que la santé d’un enfant est engagé. En faisant, en toute indépendance et avec les moyens d’enquête importants dont nous disposons, la lumière sur les circonstances de ce drame, en réclamant en cas de besoin des sanctions disciplinaires, nous sommes au cœur de notre mission de défense des droits et libertés.

 

Jacques Toubon